Aux confins du bassin minier, séparée de Bonsecours en Belgique par la forêt du même nom, Condé est une petite commune minière accueillante à l’histoire passionnante et aux projets ambitieux.
Ville d’histoire
En dehors de quelques légendes et hypothèses qui datent de bien avant notre ère, on ne trouve pas trace de la naissance de Condé, mais elle est citée en 870, lors du traité de Meersen qui consacre le partage du royaume de Lothaire II. L’origine de ses fortifications demeure aussi obscure. époque des Nerviens ? Des Romains ? Toujours est-il que Condé n’a cessé de parfaire ses remparts et bastions qu’à la fin du XIX eme siècle, au gré des invasions. Il reste de nombreux vestiges du passé et des fortifications auxquels les Condéens sont très attachés : trois châteaux (l’Arsenal, l’Hôtel de Bailleul, l’Hermitage) et les remparts.
L’héritage minier
Le puits Ledoux a cessé son activité en 1988. Il trône encore au milieu des nombreuses cités minières. Si c’est à Fresnes-sur-l’Escaut, toute proche, que naît l’exploitation industrielle du charbon dans le Nord, c’est à Condé, au château de l’Hermitage, qu’est signé en 1757 l’acte fondateur de la Compagnie des Mines d’Anzin. C’est dire si le puits Ledoux, qui viendra bien plus tard (1901), est un chevalement hautement symbolique pour Condé.
La nature
Eau et forêts, il ne manque de rien pour les amoureux de la nature. La fin de l’exploitation charbonnière a laissé derrière elle près de 400 hectares de friches aujourd’hui reboisées. Ce sont 500 hectares de forêts avec quelque 34 km de sentiers qui sont aménagés pour la promenade à pied, à cheval ou en VTT. Le terril conique, lui aussi aménagé, permet de voir le paysage à plus de 20 km par temps clair. L’étang Chabaud-Latour est devenu une base de loisirs nautiques et un second plan d’eau, la Digue Noire, fait le bonheur des pêcheurs, tandis que les rivières de la Haine et de l’Escaut bercent la cité fortifiée.
Ville de projets
C’est sur cet héritage varié et précieux que Condé construit son avenir. Et ses projets sont nombreux. De la construction d’un grand lycée à l’installation d’un trolley en site propre, en passant par un projet immobilier de marina sur les bords du canal et la rénovation urbaine du quartier du Gras-Boeuf (cité camus détruite)… la liste est longue. Le groupe Maisons & Cités est associé en partie à cette transformation de la ville avec le projet de construction d’une vingtaine de logements sur la route qui mène à Bonsecours.
